Avis dropshipping : Est-ce que ce business est une arnaque ?

personne sur son ordinateur qui arnaque en dropshipping

Le dropshipping est un mode de commercialisation qui fait débat. En effet, les vendeurs sont parfois accusés de vendre uniquement des produits de mauvaise qualité, voire des contrefaçons.

Pourtant, il s’agit d’un type de commerce relativement traditionnel. La différence avec une boutique e-commerce classique est simplement l’absence de stocks préalables à toute commande.

Toutefois, cette pratique tend à avoir une mauvaise réputation. Alors, que doit-on en penser ? Est-ce que le dropshipping est une arnaque ? Je vous partage dans cet article mon point de vue sur ces différentes polémiques !

Pourquoi le dropshipping a-t-il mauvaise réputation ?

Certains vendeurs se sont montrés malhonnêtes

Des consommateurs ont été victimes de vendeurs peu scrupuleux. C’est certain que ce cas de figure est déjà arrivé… Leur commande s’est soldée par la réception de produits de mauvaise qualité. Il y a même eu des cas de contrefaçon ou des envois jamais effectués.

Ces informations ont donc été relayées sur les différents médias comme LeMonde ou sur YouTube, et l’association entre le dropshipping et une vaste arnaque a été vite établie.

Mais c’est simplement du à une méconnaissance de ce mode de commercialisation et surtout à un focus sur des vendeurs malhonnêtes !

Il est tout à fait possible de vendre des produits de qualité en dropshipping. La plupart des vendeurs sont fiables et rigoureux.

Le fait est que dans tout type de commerce le risque zéro n’existe pas. Malheureusement, ces cas ont fait passer l’ensemble de cette pratique commerciale comme hasardeuse et ont entaché la réputation de l’ensemble des vendeurs.

Les fournisseurs européens et français sont bien représentés

La plupart des gens s’imaginent que le dropshipping consiste à vendre à un prix élevé un produit de basse qualité commandé chez un fournisseur chinois comme AliExpress.

C’est une vision erronée.

Un vendeur sérieux peut tout à fait proposer des produits européens et français (à l’image de BigBuy et BrandsDistribution), voire même de produits locaux sur sa boutique.

D’ailleurs, cela peut donner lieu à des partenariats pour promouvoir le travail de petits créateurs qui n’ont pas les connaissances pour vendre leur production ou souhaitent déléguer la commercialisation de celle-ci.

Dans ce cas, on se trouve bien loin des géants chinois. Chacun choisit avec qui il souhaite travailler. C’est sans doute ce qui va différencier un vendeur de la concurrence. Il peut construire sa valeur ajoutée sur la qualité de ses produits, et sur des partenariats de confiance.

Le dropshipping est une pratique légale

Si nous mettons de côté ces cas de malhonnêteté, pour proposer des produits à la vente, un vendeur doit et va s’immatriculer sur le site de l’Urssaf. D’ailleurs le statut de micro-entrepreneur est généralement celui qui est conseillé pour débuter.

On ne devient pas un professionnel du dropshipping sans être dans la légalité.

Lorsque le créateur d’entreprise aura reçu les documents officiels d’immatriculation, il pourra ouvrir un e-shop. Pour pouvoir commander à des fournisseurs, c’est une étape souvent indispensable.

Ceux-ci ont besoin de justificatifs pour soumettre des tarifs spécifiques aux revendeurs.

Ensuite, les entrepreneurs décident de passer par des plateformes dédiées au dropshipping pour créer leur boutique comme Dropizi ou Shopify par exemple. Là encore, ils sont dans l’obligatoire d’avoir un statut professionnel pour vendre en ligne.

Dropizi, qui est ma plateforme française favorite pour ce type de business, fonctionne avec des fournisseurs intégrés. Ce qui vous offre une large sélection de produits. Assez pratique pour se lancer se lancer ! Surtout que certains sont européens et français.

Quoi qu’il en soit, il existe de nombreux fournisseurs en ligne, c’est au vendeur de faire un choix judicieux, avec un sourcing qui permet de juger de la qualité de leurs produits et de leur honnêteté.

Pourquoi le dropshipping est-il proche du commerce traditionnel ?

Une boutique de dropshipping est un commerce classique

Lorsque vous faites un achat dans une boutique physique ou un site e-commerce, dans la plupart des cas, vous payez celui-ci à un intermédiaire.

Les exceptions sont les magasins de créateurs.

Depuis toujours le commerce fonctionne ainsi : un vendeur achète des produits à un fournisseur. Pour gagner sa vie, le vendeur doit bénéficier d’une marge. Il paie donc les articles moins chers à son grossiste qu’il ne les propose à ses clients.

Sinon, pourquoi travaillerait-il ?

De plus, même en vous rendant dans des magasins physiques, vous achetez, sans le savoir, des produits venant de fournisseurs identiques à ceux des vendeurs en dropshipping.

C’est simplement une manière de commercialiser différente, mais qui revient au même pour l’acheteur.

La seule différence est l’absence de stock

Voici comment fonctionne une boutique de dropshipping :

  1. Le client se rend sur le site e-commerce ;
  2. Il sélectionne un produit et passe commande ;
  3. Le vendeur passe à son tour commande à son fournisseur ;
  4. Le grossiste expédie la commande directement au client ;
  5. L’acheteur réceptionne ses produits.

L’intérêt de ce mode de commercialisation est de ne pas faire de stock inutile, et de ne pas gérer la logistique d’envoi. Pour le reste, cela reste du commerce traditionnel.

Le vendeur propose des produits sur son e-shop, les commandes sont traitées et expédiées.

Parfois, les délais de livraison peuvent être plus longs, mais vous en êtes informés au moment de la validation de votre panier. Et si ce n’est pas le cas, c’est que la fiabilité du vendeur est à remettre en question.

Débuter dans le commerce en ligne peut être difficile, ne pas investir dans un stock est une manière plus sécurisée de monter un business.

Le dropshipping est-il une manière de s’enrichir sans travailler ?

Avoir une boutique en dropshipping rentable n’est pas si simple

Avec toutes les idées reçues qui circulent sur cette manière de vendre des produits, il y en a une qui alimente tous les fantasmes. Ce serait une manière formidable de gagner sa vie sans travailler… Évidemment, cela contribue à sa mauvaise réputation !

Non seulement, les vendeurs seraient malhonnêtes, mais en plus, comme ils n’ont pas de stocks, alors ils n’ont rien à faire. Comme ils n’ont pas investi auparavant dans l’achat de produits, ils feraient des bénéfices énormes.

Si c’était le cas et que c’était aussi simple, pourquoi je rédigerai autant d’articles sur le sujet afin d’aider les futurs dropshippers à générer des ventes ?

Bref, la mauvaise image du dropshipping vient d’une vision très simpliste d’un business en ligne. Ceux qui se lancent en espérant être riche en deux mois, sans rien faire, vont connaitre un certain nombre de désillusions.

Pour créer un commerce rentable, il y a du travail sur le plan du marketing et de la communication. Si l’e-commerce est en pleine expansion, la concurrence est rude. Un vendeur en dropshipping se heurte à plusieurs problèmes :

  • Il doit faire connaitre son commerce et être visible sur le Web ;
  • Il doit se différencier de la concurrence ;
  • Il faut qu’il trouve une proposition de valeur ajoutée ;
  • Il doit faire face à la méfiance des consommateurs.

Pour tout cela, il est nécessaire de bâtir une solide stratégie marketing sur le long terme. Un vendeur qui ne fait rien ne gagnera rien.

Ainsi, il est illusoire de vouloir en vivre de suite. Souvent, le dropshipping permet d’avoir un revenu complémentaire à une activité principale.

C’est au bout d’un certain temps que l’on peut espérer dégager un revenu suffisant pour en faire son unique métier.

Se faire connaître sur le Web demande de définir sa cible et sa stratégie

Ce n’est pas parce qu’on a une boutique en ligne que l’on va attirer du monde. Il faut avoir défini clairement à qui l’on s’adresse, et comment vendre.

Fonctionner uniquement à coups de publicité Google Ads ou sur les réseaux sociaux, ne suffit pas. Sans stratégie préalable, ce sera un effet « feu de paille », qui ne portera pas forcément ses fruits.

Le vendeur doit :

  • Définir son persona, c’est-dire son client idéal, celui qui trouvera son bonheur dans la boutique ;
  • Savoir où et comment communiquer : construire une charte éditoriale et trouver sur quel réseau est sa cible ;
  • Établir la meilleur stratégie pour l’atteindre ;
  • Gagner suffisamment sa confiance pour le mener à l’acte d’achat.

Mon avis final sur arnaque et dropshipping

Est-ce que le dropshipping est une arnaque ? Non, il s’agit d’un mode de commercialisation comme un autre, mais qui reste relativement méconnu du grand public.

La médiatisation de cas où le consommateur se heurte à un vendeur peu scrupuleux a jeté le trouble. Pourtant, le dropshipping est une forme de commerce qui fonctionne comme la plupart des boutiques physique ou e-shop.

La seule différence est l’absence de gestion des stocks, mais les autres aspects professionnels sont les mêmes que pour n’importe quel magasin en ligne.

Pour réussir à dégager un revenu complémentaire ou pour en vivre, il faut travailler beaucoup. Choisir la bonne niche, se former pour apprendre à développer son business, comprendre les techniques Webmarketing : publicité en ligne, référencement naturel, emailing, réseaux sociaux, etc.

Aucune entreprise quel que soit son mode de fonctionnement ne peut espérer se bâtir en un jour.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *